
Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Local de l’Habitat (PLH) 2025-2030, la métropole aide les bailleurs sociaux à construire de nouveaux logements sociaux ; cette aide reste très insuffisante au vu de ce qu’il faudrait construire pour résorber le manque de logements abordables. Parfois certaines communes, de droite, manquent de volonté politique pour développer du logement social, les petites communes, notamment, qui n’ont pas obligation légale de le faire.
Pour les communes soumises à la loi SRU, le préfet impose à celles qui n’en font pas assez des « amendes » et peut prendre la main pour imposer des constructions suffisantes de logements sociaux.
Mais il y a aussi de grandes difficultés à trouver des terrains pour construire et les coûts de construction sont tels que les bailleurs doivent apporter d’importants fonds propres. Or depuis la politique Macron de suppression des APL et la « Réduction du loyer de solidarité », les fonds propres des bailleurs ont fortement diminués notamment ceux qui ont beaucoup de logements dans les QPV, comme ACTIS. Il faudrait que la métropole dégage de nouveaux financements pour aider ses bailleurs, ce qu’elle n’arrive pas à faire suite aux ponctions financières de l’Etat.
Rappel, le PLH prévoit la construction de 1100 logements locatifs sociaux familiaux chaque année, Mais la réalisation est beaucoup plus faible (866 en 2025) et ce sera encore ainsi en 2026.
Le conseil métropolitain a fait le bilan 2025 des opérations de logements locatifs sociaux.
Il existe plusieurs types de logements sociaux qui sont financés via des prêts de la Caisse des dépôts et consignations :
- le Prêt locatif à usage social (PLUS),
- le Prêt Locatif Aidé d’Intégration (PLAI) : logements sociaux à loyers minorés par rapport aux logements PLUS, destinés à des ménages qui cumulent des difficultés économiques et sociales,
- le PLAI Adapté : logements à très bas niveau de loyer, charges maîtrisées et gestion locative adaptée, visant l’accès et le maintien dans le logement de ménages rencontrant des difficultés économiques et sociales
- et le Prêt Locatif Social (PLS).
À chaque type de logement, correspondent des plafonds de ressources des ménages et des plafonds de loyers.
En 2025, la Métropole a agréé 866 logements locatifs sociaux, dont 19 PLUS et 44 PLAI liés à la reconstitution de l’offre démolie dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU).
Pour les Logements Locatifs Sociaux hors NPNRU, Grenoble Alpes Métropole a agréé :
- 367 logements sociaux familiaux dont 145 PLUS, 99 PLAI (dont 32 PLAI adaptés) et 123 PLS ;
- 436 logements spécifiques dont :
- 291 logements PLS, correspondant à une résidence intergénérationnelle composée de 217 logements étudiants et de 72 logements d’habitat inclusif pour personnes âgées, et 2 logements complémentaires dans une opération de restructuration complète d’une résidence autonomie ;
- 145 logements PLAI correspondant à 3 pensions de famille, et à une opération de restructuration complète d’une résidence sociale Adoma.
A cela s’ajoute le financement de 3 opérations de rénovation énergétique du parc social existant (soit 329 logements locatifs sociaux) financés via une aide de l’État d’un montant de 504 000 € en 2025.
Également, il existe le dispositif « Seconde Vie », un outil de l’État permettant de financer une réhabilitation lourde des logements sociaux, qui octroie des avantages fiscaux importants et des prêts bonifiés aux bailleurs. Deux autres opérations ont été financées au titre de ce dispositif (soit 173 logements locatifs sociaux) :
- une opération à Grenoble, située dans le quartier « Saint Bruno », portée par Actis (74 logements), avec la restructuration complète d’une résidence autonomie ;
- une opération à Grenoble, située « 10 Galerie de l’Arlequin » (96 logements), qui permet la réhabilitation complète d’un bâtiment vacant en secteur NPNRU.
Ces travaux de réhabilitation visent à passer d’une étiquette énergétique E, avant travaux, à une étiquette B, après travaux.
